Visite à pied d’Alfama : 12 étapes
Suivez une balade autonome de 12 étapes à travers Alfama, entre cathédrale, ruines romaines, fado, belvédères et ruelles anciennes.

L'essentiel
- Cette balade à pied dans Alfama est un itinéraire autonome de 12 étapes à travers le plus ancien et le plus traditionnel quartier de Lisbonne.
- La promenade relie la cathédrale de Lisbonne, le Théâtre romain, Santa Luzia, Portas do Sol, le château Saint-Georges, des lieux liés au fado, de vieilles églises et la Casa dos Bicos.
- Attendez-vous à des rues pavées très pentues, des escaliers et un sol irrégulier ; le quartier est compact, mais la marche peut être exigeante.
- L’histoire d’Alfama va des sources d’eau chaude arabes et des ruines romaines au séisme de 1755, aux murs médiévaux et à la culture de rue du fado née au XIXe siècle.
En bref
- Distance
- Non fixée officiellement
- Durée
- Une longue matinée ou après-midi
- Départ
- Igreja de Santo António
- Arrivée
- Casa dos Bicos
- Difficulté
- Pavés pentus et escaliers
L'itinéraire: Lisbonne
- Igreja de Santo António de LisboaCommencez là où Lisbonne situe la naissance de son saint Antoine populaire.
- Sé de LisboaLisez en une seule façade la conquête de 1147, le séisme de 1755 et les restaurations ultérieures.
- Museu de Lisboa - Teatro RomanoDécouvrez la ville romaine enfouie, révélée après le séisme.
- Miradouro de Santa LuziaFaites une pause pour les azulejos et les toits d’Alfama qui dévalent vers le Tage.
- Miradouro das Portas do SolTenez-vous près du souvenir d’une porte médiévale détruite en 1755.
- Castelo de São JorgeMontez jusqu’à l’ancienne citadelle, où Lisbonne maure et Lisbonne royale se superposaient.
- Mosteiro de São Vicente de ForaVisitez le monastère fondé hors des murs après la reconquête.
- Panteão NacionalUtilisez le dôme de Santa Engrácia comme repère oriental de la promenade.
- Igreja de Santo EstêvãoEntrez dans une église plus paisible d’Alfama, reconstruite après les dégâts du séisme.
- Igreja de São MiguelDécouvrez le cœur paroissial du bas Alfama et son intérieur baroque.
- Museu do FadoComprenez le fado comme une culture de rue avant qu’il ne devienne un symbole national.
- Casa dos Bicos / Fundação José SaramagoTerminez dans cette maison de la Renaissance à facettes, avec des vestiges romains, maures et médiévaux en dessous.
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L’histoire d’Alfama commence sous les pavés, avec l’eau. Un rapport de la géologie municipale de Lisbonne fait remonter le nom à l’arabe al-hama, qui désigne une source d’eau chaude ou une source thermale : ce quartier était donc connu pour ses eaux minérales bien avant d’être synonyme de fado, d’escaliers et de belvédères.
Cette balade autonome à travers Alfama relie 12 étapes dans le quartier le plus ancien et le plus traditionnel de Lisbonne. Commencez à l’Igreja de Santo António, terminez à la Casa dos Bicos, près de la rive, et prévoyez une longue matinée ou après-midi selon le nombre d’intérieurs que vous visitez. La distance n’est pas fixée officiellement, mais l’effort est bien réel : pavés, marches, ruelles étroites et montées brusques vous attendent. Faites la visite de jour et choisissez un temps clair si les panoramas comptent pour vous.
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1. Igreja de Santo António : le saint populaire de Lisbonne et un survivant
Commencez à côté de l’église de Santo António, juste sous la cathédrale. Visit Lisboa indique que l’église actuelle a été construite en 1767 sur le site considéré comme celui de la naissance de saint Antoine ; le roi João II y avait déjà fait édifier une chapelle au milieu du XVe siècle.
La première histoire est celle de la survie. Selon Visit Lisboa, le séisme de 1755 a détruit presque tout le site, mais l’image de saint Antoine a résisté. C’est le fil conducteur de cette balade : Alfama est pleine de lieux reconstruits après les dégâts, sans avoir entièrement perdu leur mémoire plus ancienne.
Observez comment l’église s’insère sur la pente entre la ville basse et les rues plus anciennes de la colline. C’est ici que l’ordre plus rectiligne de Lisbonne, après le séisme, commence à céder la place aux ruelles plus serrées d’Alfama.
Conseil pratique : commencez ici plutôt qu’au château si vous voulez que l’itinéraire grimpe à travers l’histoire au lieu de débuter par l’ascension la plus rude.
Vers l’étape suivante : montez de quelques pas jusqu’à la large façade de la cathédrale.
2. Sé de Lisboa : 1147, puissance de pierre et cicatrices du séisme
La cathédrale de Lisbonne est le grand seuil de la ville. Sa construction a commencé en 1147 sous le roi Afonso Henriques, après la prise chrétienne de Lisbonne aux Maures, et la cathédrale se présente comme la plus ancienne église de l’actuelle capitale portugaise. Après la conquête, le diocèse de Lisbonne fut réorganisé, et le croisé anglais Gilberto de Hastings devint évêque.
La cathédrale d’origine était romane, avec un plan en croix latine, trois nefs, un triforium au-dessus des nefs latérales, un transept saillant et une abside tripartite. Ce que vous voyez aujourd’hui n’est pas une Lisbonne médiévale intacte. Le séisme de 1755 a détruit une partie de la cathédrale, notamment le chœur gothique, la toiture de la nef, la tour de la façade sud et la tour lanterne.
Reculez pour regarder le portail et repérer sa silhouette austère, presque forteresse. Son aspect néo-roman reflète en grande partie les restaurations du début du XXe siècle, quand les ajouts baroques furent retirés et que des éléments d’allure médiévale furent reconstruits ou restaurés.
Conseil pratique : si vous comptez entrer, faites-le maintenant plutôt que de vous promettre d’y revenir plus tard ; les pentes d’Alfama donnent toujours l’impression d’être plus longues qu’elles n’en ont l’air sur une carte.
Vers l’étape suivante : depuis la cathédrale, montez vers le Museu de Lisboa - Teatro Romano, sur le versant sud de la colline du château.
3. Museu de Lisboa - Teatro Romano : la ville sous la ville
Le Théâtre romain est le premier moment de la balade où l’on « regarde vers le bas ». Le théâtre fut construit à l’époque de l’empereur Auguste, reconstruit en 57 apr. J.-C. sous Néron, abandonné au IVe siècle puis enseveli jusqu’en 1798.
Cette date de redécouverte compte beaucoup. Les ruines ont été mises au jour pendant la reconstruction de Lisbonne après le séisme, quand les travaux de la ville moderne ont révélé la ville antique. Au musée, les visiteurs peuvent identifier des parties de la scène, de l’orchestra et des gradins, ainsi que les fondations du proscaenium et une partie de l’espace réservé à l’élite dans l’orchestra.
Observez comment les vestiges s’appuient sur la pente de la colline. Alfama est souvent décrite comme un labyrinthe, mais ici elle devient une chronologie verticale.
Conseil pratique : c’est une halte idéale pour les amateurs d’archéologie, mais vérifiez les horaires du musée avant de bâtir votre journée autour de cette visite.
Vers l’étape suivante : continuez à monter vers Santa Luzia, en suivant la pente jusqu’au belvédère.
4. Miradouro de Santa Luzia : azulejos, toits et Tage
Le Miradouro de Santa Luzia est l’une des pauses classiques d’Alfama. Visit Lisboa met en avant sa vue sur Alfama et le Tage, surtout par beau temps, tandis que la mairie de Lisbonne le décrit comme l’un des belvédères emblématiques de la ville.

N’allez pas tout de suite au garde-corps. La façade et les murs sont richement décorés d’azulejos historiques, dont beaucoup proviennent de la Fábrica Viúva Lamego. Les carreaux donnent à la terrasse l’allure d’une pièce à ciel ouvert plus que d’un simple point de vue.
Regardez vers l’est et vers le bas pour voir les toits superposés, les venelles et les escaliers qui expliquent pourquoi l’office du tourisme de Lisbonne dit qu’Alfama « doit se découvrir à pied ». Les cartes l’aplatissent ; la marche en révèle les replis.
Vers l’étape suivante : marchez sur une courte distance le long de la crête jusqu’au Miradouro das Portas do Sol.
5. Miradouro das Portas do Sol : la porte du Soleil disparue
Le nom Portas do Sol vient d’une ancienne Porte du Soleil, l’une des portes de la Lisbonne médiévale. Elle faisait partie de l’enceinte maure et a été détruite lors du séisme de 1755 ; cette terrasse ouverte garde donc aussi la mémoire d’une pièce disparue de la ville.
D’ici, note la mairie de Lisbonne, on peut voir les églises de São Miguel et de Santo Estêvão, São Vicente de Fora, ainsi que les rues sinueuses, cours, venelles, escaliers et pentes d’Alfama descendant vers le Tage. Utilisez ce belvédère comme un aperçu de la seconde moitié de la balade.
Repérez la statue de São Vicente, patron de Lisbonne, représenté avec les symboles de la ville : un bateau et deux corbeaux. La vue n’est pas seulement belle ; elle est aussi pleine de symboles civiques.
Conseil pratique : c’est l’arrêt idéal pour boire de l’eau avant la montée vers le château.
Vers l’étape suivante : montez vers le Castelo de São Jorge en suivant les panneaux pour le château dans les ruelles hautes.
6. Castelo de São Jorge : Lisbonne maure sur la colline la plus haute
Le Castelo de São Jorge domine la plus haute colline de Lisbonne. Les preuves archéologiques sur la colline montrent des traces de Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains et musulmans, certains vestiges remontant jusqu’au VIe siècle av. J.-C.

Le château lui-même fut fondé aux Xe-XIe siècles, à l’époque où Lisbonne était un important port maure. En 1147, Dom Afonso Henriques s’empara du château et de Lisbonne aux mains des Maures. Le site occupe la zone privilégiée de l’ancienne alcáçova médiévale, ou citadelle, comprenant le château, les ruines de l’ancien palais royal et une partie d’un quartier résidentiel qui abritait l’élite.
Dans l’espace archéologique, trois grandes périodes sont mises en valeur : d’abord les premiers établissements connus du VIIe siècle av. J.-C., puis les vestiges d’un quartier résidentiel maure du milieu du XIe siècle, et enfin les ruines de la dernière résidence palatiale de l’ancienne citadelle, détruite en 1755.
Cherchez aussi l’histoire de la porte de Moniz. Elle est associée à la légende selon laquelle Martim Moniz aurait retenu une porte ouverte avec son corps pour permettre à l’armée portugaise d’entrer, mais l’interprétation du château précise que cette histoire est contestée. Le nom de la porte apparaît toutefois dans une inscription de 1258 sur un tombeau de l’église de Santa Cruz do Castelo.
Conseil pratique : c’est l’étape la plus susceptible de rallonger votre timing ; décidez donc si vous voulez une vraie visite ou seulement l’approche extérieure avant de continuer.
Vers l’étape suivante : quittez la zone du château et descendez vers le nord-est en direction de São Vicente de Fora.
7. São Vicente de Fora : le monastère hors les murs
São Vicente de Fora a été fondé en 1147 par Afonso Henriques, en accomplissement d’un vœu lié à la reconquête de Lisbonne. Son nom signifie qu’il se trouvait « à l’extérieur » des murs de la ville, un indice précieux pour imaginer la Lisbonne médiévale comme une petite ville fortifiée.
Le monastère devint ensuite un monument dynastique. Le roi João IV choisit São Vicente de Fora comme panthéon royal des Bragance, et presque tous les membres de la dynastie des Bragance y furent enterrés.
Observez le changement d’échelle après les ruelles du château : São Vicente de Fora ouvre l’itinéraire vers une zone orientale plus majestueuse d’Alfama. C’est aussi un bon moment pour jauger votre énergie avant le Panthéon.
Conseil pratique : si vous manquez de temps, choisissez entre une visite intérieure ici et une visite intérieure au Panthéon national plutôt que de courir les deux.
Vers l’étape suivante : continuez vers l’est jusqu’à la grande église à dôme de Santa Engrácia, aujourd’hui Panthéon national.
8. Panteão Nacional : Santa Engrácia et le projet sans fin
Le Panthéon national, anciennement l’église de Santa Engrácia, est un important monument baroque qui domine la vieille Lisbonne et le Tage. Son dôme atteint 80 mètres, et sa terrasse s’élève à 40 mètres au-dessus de la colline dans l’est de Lisbonne.
On y trouve les restes de personnalités comme Amália Rodrigues, Eusébio da Silva Ferreira, Sophia de Mello Breyner Andresen, Manuel de Arriaga et Humberto Delgado. Pour cette balade, Amália compte particulièrement parce qu’elle relie le monument au fado, que l’on retrouve au bord du fleuve.
Santa Engrácia porte aussi la célèbre histoire lisboète du chantier interminable. Simão Pires de Solis, exécuté en 1631 alors qu’il protestait de son innocence, aurait juré que l’église ne serait jamais achevée. Ses longs travaux ont contribué à créer l’expression portugaise « Obras de Santa Engrácia » pour désigner un projet qui semble ne jamais finir.
Conseil pratique : vérifiez l’accès à la terrasse avant de payer votre visite si la vue en hauteur est votre principal motif d’entrée.
Vers l’étape suivante : revenez dans les ruelles d’Alfama en direction de l’Igreja de Santo Estêvão.
9. Igreja de Santo Estêvão : un versant plus calme d’Alfama
Santo Estêvão a été construite en 1733 sur les fondations d’une église plus ancienne du XIIe siècle, puis a dû être partiellement reconstruite après le séisme de 1755. Cette succession — origine médiévale, reconstruction baroque, dommages liés au séisme — fait écho à une grande partie d’Alfama.
Le secteur autour de l’église est un bon endroit pour ralentir après les grands monuments. Écoutez comment le son change dans les ruelles : pas sur la pierre, voix qui se répondent entre les murs, couverts aux fenêtres ouvertes et, plus tard dans la journée, fado qui s’échappe des lieux voisins.
Regardez au-delà de l’église elle-même. Cette étape vous aide à retrouver un Alfama à l’échelle du quartier après les grands repères de l’est.
Conseil pratique : gardez ici un itinéraire souple ; les petites ruelles et les escaliers font partie du plaisir, tant que vous continuez à descendre vers São Miguel.
Vers l’étape suivante : descendez par les ruelles vers l’Igreja de São Miguel.
10. Igreja de São Miguel : Alfama paroissial et survie baroque
L’église de São Miguel a été fondée hors des murs au XIIe siècle. Sa forme actuelle, maniériste et baroque, vient d’une reconstruction totale commencée en 1673 et prolongée jusqu’en 1720.
Bien qu’endommagee en 1755, l’église conserve presque toute sa structure du XVIIe siècle, selon le journal officiel portugais. À l’intérieur, cela comprend un plafond en bois pour la nef, 16 peintures et des boiseries dorées de grande qualité.
Cette étape vous place aussi à proximité de la géographie du fado à Alfama. L’UNESCO définit le fado comme un genre de performance associant musique et poésie, pratiqué largement par diverses communautés de Lisbonne. Le fado traditionnel est généralement interprété par un chanteur solo accompagné d’une guitare acoustique à cordes métalliques et de la guitarra portugaise, une cithare à 12 cordes en forme de poire, propre au Portugal.
Vers l’étape suivante : continuez vers le bas en direction du Largo do Chafariz de Dentro et du Museu do Fado.
11. Museu do Fado : des tavernes et des ruelles à l’UNESCO
Le fado a été inscrit en 2011 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, mais son univers d’origine était plus rude qu’une simple étiquette patrimoniale ne le laisse croire. Le Musée du Fado explique que le fado est né dans les milieux populaires du Lisbonne du XIXe siècle et qu’il se jouait spontanément, en intérieur comme en extérieur : dans les jardins, les corridas, les retraites, les rues, les ruelles, les tavernes, les cafés de camareiras et les casas de meia-porta.
L’UNESCO décrit le fado comme une synthèse multiculturelle de danses chantées afro-brésiliennes, de genres locaux de chant et de danse, de traditions rurales apportées par les migrants internes et de formes urbaines cosmopolites du chant du début du XIXe siècle. C’est Lisbonne qui absorbe le mouvement, la migration, la pauvreté et la vie nocturne pour en faire de la musique et de la poésie.
L’héroïne mythique ici est Maria Severa Onofriana, prostituée chanteuse liée sentimentalement au comte de Vimioso. Le roman A Severa de Júlio Dantas, paru en 1901, et le film de Leitão de Barros de 1931 ont contribué à diffuser sa légende.
Conseil pratique : si vous prévoyez de réserver une maison de fado pour le soir, vérifiez directement les horaires, les minimums dîner, les règles de réservation et les heures de spectacle auprès du lieu.
Vers l’étape suivante : continuez vers le bord du fleuve et la Casa dos Bicos. Si vous voulez prolonger le fil de l’eau, passez par le Chafariz d’El-Rei en chemin.
12. Casa dos Bicos : becs de pierre, Saramago et couches souterraines
La Casa dos Bicos a été construite en 1523 par Brás de Albuquerque, fils d’Afonso de Albuquerque, après un voyage en Italie. Elle s’inspire du Palais des Diamants de Ferrare, mais Lisbonne lui a donné un autre nom : bicos, les becs de pierre de la façade.
Depuis juin 2012, elle abrite la Fondation José Saramago. Le rez-de-chaussée contient des vestiges archéologiques des premières occupations du site, notamment une section de la muraille fernandine, des bassins romains de salaison du poisson pour le garum et des restes de la muraille maure.
C’est une conclusion très juste, car une seule façade rassemble les grands thèmes de l’itinéraire : ambition de la Renaissance italienne, surnom lisboète, industrie romaine, défenses médiévales, traces maures et fondation littéraire contemporaine.
À proximité, le Chafariz d’El-Rei ajoute une dernière note d’eau. C’est l’une des plus anciennes fontaines de Lisbonne ; elle pourrait remonter à la période musulmane et est attestée pour la première fois en 1220 sous le nom de Chafariz de São João da Praça dos Canos. Après des modifications sous le roi Dinis en 1308, elle est devenue le Chafariz d’El-Rei.
Où manger, faire une pause et prolonger la balade
Pour faire une pause sans vous engager dans un restaurant, utilisez tôt dans l’itinéraire les belvédères, les espaces ouverts autour de São Vicente de Fora et Santa Engrácia, ou les places du bas d’Alfama près du Musée du Fado. Si vous prévoyez un dîner avec fado, vérifiez à l’avance le programme, les règles de réservation, les minimums dîner et les horaires de chaque lieu ; ils varient selon l’établissement et la saison.
Pour prolonger la promenade, suivez le bord du fleuve après la Casa dos Bicos, ou remontez vers le secteur du château si vous avez encore de l’énergie pour des ruelles pentues. Restez simple dans l’extension : Alfama récompense la flânerie lente, mais punit les programmes trop chargés par ses escaliers.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une visite à pied d’Alfama ?
Il n’existe pas de durée officielle fixe pour cet itinéraire, car tout dépend des intérieurs visités, des pauses et des belvédères. Prévoyez une longue matinée ou une après-midi entière si vous souhaitez visiter les étapes majeures comme la cathédrale, le Théâtre romain, le château, le Musée du Fado ou le Panthéon national. Si vous ne faites que des arrêts extérieurs, la balade peut être plus courte, mais les ruelles pentues ralentissent le rythme.
Est-il facile de marcher à Alfama ?
Alfama se découvre idéalement à pied, mais ce n’est pas une promenade plate ni facile. Attendez-vous à des ruelles pavées, des pentes raides, des escaliers et des surfaces irrégulières. Ici, les bonnes chaussures comptent plus que dans la trame plus régulière du centre de Lisbonne. Les voyageurs ayant des difficultés de mobilité devraient privilégier un itinéraire plus court, centré sur le bas d’Alfama et sur les belvédères accessibles.
Quel est le meilleur point de départ pour une balade à Alfama ?
Un point de départ pratique est l’Igreja de Santo António, à côté de la cathédrale de Lisbonne. De là, vous pouvez monter progressivement vers la cathédrale, le Théâtre romain, Santa Luzia, Portas do Sol et le château Saint-Georges, puis redescendre vers le Musée du Fado et la Casa dos Bicos. Ce sens donne à l’itinéraire une progression historique claire.
Faut-il des billets pour cet itinéraire à pied à Alfama ?
Vous pouvez suivre le parcours extérieur sans billet combiné, mais plusieurs étapes peuvent être payantes, notamment les musées, le château et le Panthéon national. Les horaires, les dernières entrées, les jours de fermeture et les prix changent ; consultez donc les sites officiels de chaque intérieur avant de construire votre journée autour d’eux.
Où le fado s’inscrit-il dans l’histoire d’Alfama ?
Le fado est fortement associé aux vieux quartiers de Lisbonne, dont Alfama. L’UNESCO le définit comme un genre alliant musique et poésie, tandis que le Musée du Fado relie ses origines du XIXe siècle aux rues, tavernes, jardins, ruelles et milieux urbains marginaux. Visiter le Museu do Fado aide à comprendre cette musique avant de choisir une maison de fado pour la soirée.
Puis-je utiliser le tram 28 ou 12 pour cette promenade ?
Les tramways peuvent vous aider à rejoindre des zones proches de la Sé, de Santa Luzia et des Portas do Sol, mais les itinéraires et les arrêts peuvent changer en cas de travaux ou d’interruptions de service. Vérifiez les informations actuelles de Carris avant de compter sur une connexion en tram. Même avec l’accès en tram, le cœur d’Alfama reste à parcourir à pied sur des ruelles raides et irrégulières.